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Prévention des accidents domestiques

Les accidents domestiques

© Guillaume Duris - Fotolia.com

Première cause de mortalité chez les plus jeunes, la plupart des accidents domestiques pourraient être évités. Vigilance, surveillance et sécurisation de la maison sont les mots d’ordre.

  1. La prévention des risques : vigilance et surveillance pour les plus petits
  2. Quand l’accident survient : les gestes d’urgence à connaître

Les chiffres des accidents domestiques

Triste constat pour les accidents de la vie courante : plus de 4 millions d’entre eux se produisent à la maison.

Le lieu qui devrait être le plus sécurisant est en fait le plus dangereux !

Premières victimes : les enfants.

L’accident domestique est la première cause de mortalité des plus jeunes : chaque année, 15 enfants sur 100 en sont victimes.

2 d’entre eux en garderont des séquelles psychomotrices, esthétiques ou fonctionnelles.

Première cause d’accident : la chute, mais aussi les brûlures (3000 enfants en sont victimes), l’électrocution (1000 victimes par an), et, dans des proportions moindres, l’asphyxie et la noyade.

2 enfants par jour meurent des suites d’un accident domestique alors que 90 % des accidents auraient pu être évités.

Les parents ont donc une triple mission :

  • identifier les dangers potentiels de leur habitat
  • mettre en place les moyens pour les éviter
  • informer le plus tôt possible les enfants des risques qu’ils courent, leur « expliquer » la maison et ses dangers.

La prévention des risques : vigilance et surveillance pour les plus petits

La sécurité du bébé et de l’enfant doit être au c½ur des préoccupations des parents dans le cadre du lieu de vie familial.

L’adulte doit repenser chacune de ses pièces avec deux angles de vue.

Tout d’abord, évaluer les zones et situations à risques : mobilier, proximité d’une source d’eau et d’une prise électrique, objets lourds mal positionnés en hauteur, dangerosité des appareils électroménagers, accessibilité et protection des fenêtres…Mais aussi être capable de se projeter à l’échelle d’un tout-petit.

Visualiser mentalement que l’on mesure 80 cm et non 1,70 m redéploie l’espace et son contenu sous un angle de vue très différent.

Fort de ces constats, on mesure à sa juste dimension le terrain miné que représente la maison pour un bambin marchant à quatre pattes ou faisant ses premiers pas.

Pour la sécurité des bébés, la vigilance et la surveillance sont plus que jamais de mise.

Totalement dépendant de l’adulte, le nourrisson est en danger dès l’instant où l’adulte détourne son regard, sans avoir complètement sécurisé son périmètre.

De nombreux accessoires de puériculture permettent de mettre en place cette surveillance et de limiter les risques : un babyphone dans une chambre ou un mobilier adapté, conforme aux normes de sécurité.

Il convient d’acquérir aussi quelques réflexes basiques : vérifier les températures pour éviter les brûlures : quelques gouttes du biberon sur l’intérieur du poignet, une eau du bain à 37° constatée au thermomètre…

L’âge des premiers pas : celui de tous les dangers

Bébé grandit : les risques augmentent.

La période de la découverte à quatre pattes puis des premiers pas est la plus dangereuse.

L’acquisition de l’autonomie motrice enthousiasme le jeune enfant de 1 à 3 ans, qui se passionne pour l’exploration de tous les recoins de son environnement.

Et comme il n’est pas toujours facile, ni conseillé, de garder son enfant près de soi en permanence, sécuriser l’espace familial est absolument indispensable.

La prévention est la meilleure arme pour éviter l’accident.

Attention, aux téméraires et casse-cous, aux hyperactifs qui courent partout, escaladent les meubles pour atteindre l’objet de leur convoitise, aux rêveurs qui se feront piéger par un robinet brûlant ou une porte qui se refermera sur un petit doigt.

Des dispositifs de sécurité doivent être mis en place dans toutes les pièces.

Le risque zéro n’existant pas, il faut aussi faire appel à son bon sens pour que l’enfant puisse évoluer à son aise mais sans danger dans la maison.

Acquérir de nouveaux réflexes dans la cuisine par exemple, en éloignant les enfants de la source de chaleur, en pensant à tourner les queues de casserole vers le mur ; mettre à l’abri produits toxiques et médicaments, la boîte à outils – vivier de formidables découvertes si dangereuses pour les petits ; on évitera d’utiliser son séchoir à cheveux dans la salle de bain, à fortiori quand la baignoire est remplie d’eau ; on ne laissera jamais un jeune enfant seul pour répondre au téléphone ou à la sonnerie de la porte (mieux vaut le déposer dans son lit ou dans son parc, même pour quelques minutes, ou s’il est dans son bain, l’envelopper dans une serviette et le prendre avec soi).

On équipera les portes de bloque-portes, les fenêtres de bloque-fenêtres, les meubles à angles aigus de protège-coins.

On isolera les cheminées avec des protège-cheminées ou des barrières de sécurité, tout comme les escaliers. On se débarrassera aussi des plantes toxiques qui peuvent provoquer un empoisonnement.

De même, on pensera à réparer les appareils électroménagers défectueux, à revoir l’installation électrique si elle est ancienne, et à changer les prises non-conformes ainsi que les fils dénudés ou usés.

Quand l’accident survient : les gestes d’urgence à connaître

On apprend les « gestes qui sauvent » dans le cadre des formations à l’A.F.P.S.

(attestation de formation aux premiers secours).

Si vous n’en êtes pas détenteur, vous pouvez aussi intervenir efficacement en cas d’accident domestique.

Une première consigne : garder son calme !

Tout d’abord, appelez les secours.

Les numéros d’urgence doivent toujours être en vue près du téléphone : le 15 (SAMU), le 18 (Pompiers), le 17 (Police), et le 112 (Numéro d’appel européen qui dirige vers le centre de secours le plus proche du lieu d’appel). Pensez à donner votre adresse de manière la plus précise possible, sans oublier le numéro d’étage et le code d’accès, le cas échéant.

Expliquez la nature de l’accident, l’état de la victime, les éventuels premiers gestes effectués.

Donnez l’âge de la ou des victimes.

En attendant les secours, appliquez les consignes données par les interlocuteurs et protégez l’enfant blessé en le plaçant en position latérale de sécurité.

  • En cas de brûlure : placez l’endroit brûlé sous un jet d’eau froide durant au moins 10 minutes.

    Ne tentez pas de retirer les vêtements s’ils sont collés à la peau.
  • En cas de suffocation : donnez des claques dans le dos, entre les omoplates, avec le plat de la main.

    Si le corps étranger ne s’expulse pas, pratiquez la méthode de Heimlich : se placer derrière l’enfant, placer ses mains au-dessus de son nombril et presser le ventre fortement en pratiquant un mouvement ascendant.
  • En cas de noyade : l’arrêt de la respiration impose de pratiquer la respiration artificielle (bouche-à-bouche) en basculant la tête en arrière ; celui du c½ur, de pratiquer un massage cardiaque.
  • En cas de saignement : compressez la plaie avec un chiffon propre, ne relâchez pas la pression avant l’arrivée des secours.

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La sécurité dans la chambre de l’enfant

Pour prévenir tout risque d’accident domestique dans la chambre de l’enfant, quelques règles s’avèrent indispensables : un mobilier adapté à son âge et prendre des précautions pour sa toilette et son sommeil.

La sécurité dans la salle de bains

Afin de prévenir les accidents domestiques dans la salle de bain, il est recommandé de s’équiper d’un thermomètre de bain, d’un tapis anti dérapant ou encore de protège robinet.

La sécurité dans la cuisine

Un quart des accidents domestiques concernant les jeunes enfants se produisent dans la cuisine : brûlures bénignes ou brûlures graves provoquées par un contact avec une porte de four ou des plaques de cuisson brûlantes, ou encore la projection de liquides bouillants ; coupures avec des ciseaux ou couteaux de cuisine ; intoxications avec des produits dangereux ; chutes d’une chaise haute… Lieu de tous les dangers, la cuisine nécessite une vigilance particulière notamment lors de la préparation des repas, moment où les risques sont accrus.

La sécurité dans les escaliers

La chute est le principal risque d’accident pour les enfants de 0 à 6 ans à la maison. 50 % des chutes peuvent provoquer un traumatisme crânien. Les escaliers sont bien souvent à l’origine du déséquilibre. Pour prévenir ce risque qui mène à l’hôpital dans la moitié des cas, bien équiper les escaliers, de barrières de sécurité notamment, est indispensable. Mais la pédagogie a son rôle à jouer : le plus tôt possible, et dès que l’enfant marche à quatre pattes, il faudra lui apprendre à monter les escaliers et surtout les descendre seul.